Roman : Dans la gueule du loup.

In bocca al lupo ! vous dira-t-on en Italie pour vous souhaiter bonne chance, et vous répondrez : Crepi ! Qu’il crève !
De la chance, Mathilde et Lucien vont en avoir besoin, et d’une sacrée dose, eux qui se sont justement jetés dans la gueule du Loup.
Pour ce troisième opus, nous les suivons à Milan et en Toscane, entre Sienne et Florence, où Lucien est venu retrouver Leonora.
Leur route va croiser celle d’un beau gosse, d’une brute et d’un truand amateur d’art. Pour ne parler que des humains…

Mathilde est journaliste à Radio France. C’est une jeune femme qui n’a pas la langue dans sa poche, ni les deux pieds dans le même sabot. Ses reportages la plongent au cœur d’affaires criminelles, où elle peut toujours compter sur le soutien de son frère Lucien, esthète spécialiste du peintre Crivelli. Pourtant, cette fois, c’est elle qui doit voler à son secours en Italie.

Avis & Chroniques

Christine Chaumartin nous entraîne dans un récit protéiforme où les codes du roman noir se mêlent à ceux du thriller culturel pour composer une intrigue qui refuse de se laisser enfermer dans une catégorie unique. Dès les premières pages, le lecteur se retrouve plongé dans l’univers impitoyable de la mafia italienne, avec cette scène d’ouverture saisissante où Vittorio comprend trop tard l’ampleur de son erreur. L’auteure pose d’emblée les jalons d’un univers où la violence affleure sous le vernis de la civilisation, où les souterrains secrets de Florence cachent bien plus que des vestiges archéologiques. Cette double nature du récit – à la fois polar haletant et enquête érudite – constitue l’une des singularités les plus marquantes de l’ouvrage.

L’architecture narrative déploie plusieurs lignes d’intrigue qui s’entrelacent avec une précision d’orfèvre. L’enlèvement de Leonora Livi propulse Lucien dans une quête désespérée qui le confronte à un monde dont il ignore tout. Parallèlement, les zones d’ombre entourant Gabriele, le mari de la jeune femme, dessinent progressivement les contours d’un réseau criminel sophistiqué. La romancière jongle avec ces différents fils narratifs sans jamais perdre son lecteur, distillant les informations au compte-gouttes pour maintenir une tension constante. Les chapitres alternent entre l’action présente et les révélations sur le passé, créant un mouvement de balancier qui nourrit le suspense.

Ce qui distingue fondamentalement ce roman des productions standardisées du genre policier, c’est sa capacité à transcender le simple mécanisme de l’énigme criminelle. L’apparition de la Nativité du Caravage, chef-d’oeuvre disparu depuis 1969, transforme le récit en une méditation sur la beauté captive et la possession obsessionnelle. le personnage d’Il Lupo incarne cette dualité troublante : collectionneur raffiné et criminel implacable, il cristallise les contradictions d’un monde où l’art sublime côtoie la barbarie la plus crue. Christine Chaumartin réussit ainsi à tisser un roman qui satisfait autant l’amateur de suspense que le lecteur curieux d’histoire de l’art, prouvant que l’érudition n’est nullement incompatible avec le frisson du page-turner..
La suite sur le Blog Le Monde du Polar ⭐️⭐️⭐️⭐️


Après ce qui est survenu dans le tome 2 de ses enquêtes, à savoir Hareng au sang, Mathilde a bien besoin de réconfort. C’est pour cette raison qu’elle et son frère Lucien se rendent en Toscane, auprès de Leonora, une amie très chère. Lui, Lucien, le spécialiste du peintre Crivelli, est aux anges. Mais rien ne se passe comme prévu, comme si prendre une pause était impossible.
Il sera bien question de loup ici, de vieux loups sentant leur fin prochaine, de jeunes loups aux dents longues, prêt à tout pour prendre le pouvoir, et d’un vrai loup, que j’ai aimé suivre jusqu’au bout du roman. Il est question aussi de magouilleurs professionnels pris à leur propre jeu et qui entraînent malgré eux leurs proches dans leurs tourments. Je vous rassure : Mathilde et Lucien ne sont pas devenus subitement malhonnêtes, cela ne veut pas dire qu’ils ne devront pas débrouiller le sac de noeud conçu par d’autres.
Reviendront-ils apaisés ? Rien n’est moins sûr. Cependant, le lecteur aura passé un bon moment en leur compagnie.
Sharon sur Babelio ⭐️⭐️⭐️⭐️


Bon polar, disons à l’italienne. Quand on ne connaît pas l’italien, ni l’Italie, les nombreux mots italiens peuvent assombrir le début du roman policier.
Lucien, frère de Mathilde, passionné d’art, tombe sous le charme de Leonora, passionnée, aussi, d’art. Alors qu’ils avaient décidé de se revoir, Leonora fut enlevée sous ses yeux. Lucien entraîne ainsi, sa soeur, Mathilde, Émile, un vieil ami, Donatella, leur logeuse à la frontière italienne, devenue une amie, et son fils Federico, afin de retrouver Leonora, dont il est amoureux. Sauf que Leonora est mariée, et que ce mari semble tremper dans des affaires assez louches en rapport avec la mafia.
le groupe d’amis, très soudé ne perd pas une minute. Leonora est en danger…
L’énigme est bien construite et les personnages sont attachant. Ayant commencé par le dernier, cela donne envie de lire les deux premiers, sachant que les trois romans policiers peuvent être lu séparément.
Verobenjiorphee sur Babelio ⭐️⭐️⭐️⭐️


Troisième tome des aventures de Lucien et Mathilde, Dans la gueule du loup nous emmène en Toscane. Les références artistiques et culturelles sont nombreuses, mais ne sont pas un obstacle à la très agréable lecture de ce roman palpitant. Hautement recommandé !
Tzindelor sur Babelio ⭐️⭐️⭐️⭐️

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